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Souvent, les petits mâles inexpérimentés vont harceler les femelles, les suivre, les sentir et essayer de les grimper, et cela, pendant plusieurs jours. Ils commencent tôt à « courir » après celles-ci. Si la femelle n’est pas prête ou si ce n’est pas avec ce mâle-là qu’elle veut s’accoupler, c’est à ce moment qu’elle utilisera le call de protestation. Elle se plaint, elle se lamente, elle hurle, elle court, elle fait du tapage, elle ne veut rien savoir de ce dernier et tente de le repousser. |
Débutons par l’un des deux outils de base de votre coffre, l’un des deux appels que je considère le plus polyvalent, le call de la femelle non réceptive. Très peu de chasseurs utilisent ou connaissent cet appel. On le nomme aussi le call de protestation. C’est l’appel qu’émet une femelle pour signifier à un mâle trop entreprenant à son goût qu’elle n’est pas encore en œstrus et pour le repousser. Après avoir été accouplée, la femelle utilise encore ce type d’appel pour dissuader d’autres soupirants attirés par les odeurs qu’elle dégage encore. Je décris le son un peu plus loin, dans la section où je vous suggère d’utiliser des mots précis pour imiter les appels.
L’appel de la femelle non réceptive est l’un de mes préférés. Je ne vous dis pas que c’est le meilleur, mais je l’aime car il est polyvalent. La femelle émet ce son très souvent et les orignaux connaissent bien cet appel. C’est un call qui dérange et qui pique la curiosité des autres orignaux du secteur. Il fait souvent bouger les choses en notre faveur. N’ayez crainte, vous ne ferez pas peur à un orignal avec ce genre d’appel. De plus, il est excellent pratiquement tout le temps. Il peut être utilisé durant toute la durée du rut, soit de la mi-septembre à la mi-octobre. À tour de rôle, les femelles sont en chaleur de 24 à 48 heures pendant toute la période du rut. Il y a donc environ 28 jours pendant lesquels elles ne sont pas en œstrus. Il est donc normal que les femelles utilisent le call de protestation souvent durant l’automne pour repousser les avances des mâles trop empressés ou trop petits. Vous le savez peut-être, chez les orignaux, c’est la femelle qui choisit son mâle. Souvent, durant le temps du rut, les petits mâles inexpérimentés de 1 ½ an harcèlent les femelles, les suivent, les sentent et essaient de les grimper, et cela, pendant plusieurs jours. Ils commencent tôt à « courir » après celles-ci. Si une femelle n’est pas prête ou si ce n’est pas avec ce mâle-là qu’elle veut s’accoupler, elle se plaint, elle se lamente, elle hurle, elle court, elle fait du tapage, elle fera tout en son possible pour repousser le mâle.
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Lorsqu’on utilise le call de la femelle non réceptive, il est toujours préférable de le conjuguer avec un appel de mâle pour ajouter du concret. Le rattling ajoute encore plus de réalisme à la scène. On peut imiter le son d’un panache sur les branches des arbres comme si le mâle accrochait son panache après celles-ci en se déplaçant. Pour un mâle rival, ce bruit n’a rien d’agressif, donc il n’y a pas de danger de l’effrayer. |
Lorsqu’on utilise le call de la femelle non réceptive, il est toujours préférable de le conjuguer avec un appel de mâle pour ajouter du réalisme, soit celui d’un petit mâle, d’un mâle moyen ou d’un gros mâle. Un peu de rattling ajoute encore plus de réalisme à la scène. On peut frotter notre corne sur les branches des arbres comme si le mâle accrochait son panache après celles-ci en se déplaçant. Pour un mâle rival, ce bruit n’a rien d’agressif, donc il n’y a pas de danger de l’effrayer.
L’appel de la femelle non réceptive est probablement le meilleur à utiliser durant la chasse à la carabine jusqu’à la mi-octobre. Car lors de cette période de chasse, la plupart des femelles ont déjà été accouplées et s’il en reste une qui ne l’a pas encore été, tous les mâles du coin vont accourir au son de ces cris, surtout les petits mâles qui n’ont pas eu la chance de s’accoupler. Ils sont encore gonflés à bloc et ils viendront sans hésitation sur cet appel.
Dans la nature, il est normal d’entendre le call de la femelle non réceptive tôt en saison, pendant le rut et après le rut. Je divise donc la période de rut en trois parties pour être en mesure de vous démontrer les différents agissements des orignaux à chacune des périodes relativement à l’appel de la femelle non réceptive.
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