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Édition Printemps 2008
Volume 16 no 1

Les secrets des champions du doré

Texte : Martin Ménard

Connaissez-vous Daniel Hein et Didier Germain ? Si vous avez participé au tournoi de dorés de Chapais ou aux grands tournois de dorés du Nord ontarien, vous savez certainement de qui il est question… Ils sont des champions. Des champions qui ont cumulé bon nombre de premières positions, remporté plus de 500 000 dollars en bourse, et tout cela, grâce à leurs habiletés à déjouer les plus beaux dorés. Voulez-vous connaître l’une de leurs meilleures techniques ? Si oui, lisez ceci. 

 

 
L

a première fois que j’ai vu ce duo de pêcheurs, c’était en 2005 au tournoi de pêche du Festival doré Baie-James de Chapais. Nous pratiquions dans le même secteur en vue du tournoi. Je ne savais pas qui ils étaient et d’où ils venaient, mais j’avais dès lors remarqué l’aspect méthodique de leur pêche. Leur approche et l’assurance de leurs gestes étaient particulières. Mais c’est en les voyant remporter la première position de ce tournoi (avec la bourse  de 10 000 $), et surtout en discutant avec eux que j’ai vraiment réalisé à quel point les détails font la différence entre les champions et les bons pêcheurs. Parce que dans mon esprit, il ne fait aucun doute : ce n’est pas difficile de prendre un gros doré une fois dans sa vie. Mais prendre plusieurs gros dorés avec constance, et sur différents types de plans d’eau, c’est une toute autre histoire. C’est là qu’on reconnaît les grands pêcheurs. Ces derniers adaptent minutieusement leurs zones de pêche en fonction des déplacements des poissons, de leur degré d’activité et des conditions du moment (eau plus turbide, front froid, vent…). Mais là où les grands pêcheurs se démarquent des autres, c’est dans  la maîtrise des détails vis-à-vis la présentation du leurre. Le choix du leurre, sa couleur, la façon de le présenter, le mouvement qu’il faut lui donner, la profondeur à laquelle il doit évoluer… tous des détails qui ont une réelle influence sur les résultats de pêche.
Évidemment, lorsque le poisson est actif, tout le monde peut en prendre et avec n’importe quelles techniques. Mais lorsque qu’il est moins actif, ou lorsqu’on est en quête du gros, les minimes détails d’une présentation font toute la différence. Je ne dis pas que Daniel Hein et Didier Germain prennent de gros dorés peu importe l’endroit, peu importe le moment. Mais leur compréhension et leur maîtrise des détails en font des pêcheurs qui capturent des dorés de bonne taille avec une plus grande constance que les autres. Ce n’est pas pour rien qu’au tournoi de Chapais (plus gros tournoi de dorés au Québec), ils ont terminé trois fois en première position,  une fois deuxième et une fois quatrième, lors des cinq dernières années. De plus, depuis que le championnat de doré du Nord ontarien existe (3 ans), ils ont remporté les grands honneurs, les 3 années. Ils ont tellement de succès, qu’ils ont déjà été escortés par un hélicoptère et deux embarcations lors d’un tournoi, car les organisateurs croyaient, à tort, qu’ils trichaient. Ces deux gaillards, fort sympathiques d’ailleurs, appartiennent donc à une toute autre catégorie de pêcheurs.

André Levesque (photo André)

Daniel Hein et Didier Germain , respectivement 2ème et 4ème à partir de la gauche, ont gagné bon nombre de tournoi grâce à leur marcheur de fond. Ils reçoivent ici leur prix de 10 000$ pour avoir terminé en première position au tournoi doré Baie-James de 2005.


Parmi les différentes techniques qui leur permettent de monter sur le podium, il y en a une qui a l’avantage de s’adapter à diverses situations, et qui demeure accessible à tous. Cette technique, plusieurs d’entre vous la connaissez déjà, puisqu’elle repose principalement sur l’utilisation du marcheur de fond et d’un harnais à ver. Rien d’excitant et de nouveau me direz vous ? Attendez de voir avec quel détail Daniel et Didier utilisent cette technique pour déjouer les gros dorés. Étrangement, après cet article, plusieurs seront tenter d’aller dépoussiérer leur marcheur de fond!

Pourquoi le marcheur de fond ?
Le marcheur de fond est une arme de prédilection pour le doré puisqu’il permet de présenter différents types de leurres au niveau exact où se situe généralement le doré, c’est-à-dire tout près du fond. Le marcheur de fond étant en contact constant avec les éléments présents au fond, il a également l’avantage d’émettre des vibrations qui sont captées par la ligne latérale du doré. Ceci est un atout supplémentaire, surtout lorsque vous pêchez dans les zones où l’eau est plus foncée. En effet, dans ces circonstances, le poisson est guidé par le bruit, ce qui lui permet de repérer l’appât plus facilement. Sur fond de sable, de gravier ou de glaise, la broche du marcheur créera une traînée de sédiments qui pourra également attirer le doré. Comme son nom l’indique, le marcheur de fond suivra le relief sous-marin sans y demeurer coincé ou presque, et il maintiendra l’appât quelques pouces au-dessus des obstacles, directement dans le champ de vision du doré. Maintenant, la grande question est de savoir quand l’utiliser et avec quoi. À ce sujet, Didier et Daniel y vont principalement selon la température de l’eau. Le printemps offre alors des conditions et des emplacements de pêche qui doivent être dissociés de l’été. Pour se faire, le présent article sera divisé en deux parties, l’une présentant l’utilisation du marcheur de fond en période printanière et l’autre en période estivale. Peu importe la période, la technique consiste à utiliser le marcheur de fond à la traîne, et ce, avec différents montages.

Partie 1 : Le printemps
L’eau encore froide impose un rythme lent au doré. Il faut le pêcher en conséquent. Cela implique d’utiliser un marcheur de fond plus léger, soit celui de ½ once. En effet, la touche plus fine du printemps sera plus difficile à détecter si vous utilisez un marcheur au poids supérieur. À l’instar de plusieurs autres techniques pour le doré, on dit souvent qu’il faut opter pour un fil sans élongation, comme un fil fusionné ou tressé, mais ici, c’est encore plus vrai. Daniel et Didier ne le cachent pas; la pêche au marcheur de fond implique que vous perdez un peu de sensibilité avec le leurre, encore plus si le marcheur est lourd. Or, si vous pêchez avec un monofilament, vous augmentez les pertes de sensibilité et cela diminue la capacité de détecter les touches, sans compter le ferrage qui est, lui aussi, négativement affecté.

Les meilleurs montages
Au niveau du montage, les deux leurres qui sont les plus productifs derrière un marcheur de fond  sont le harnais à méné et le harnais à ver.

I-Harnais à méné. Le printemps est une période de frai pour plusieurs poissons-fourrages, alors l’imitation ou la présentation de cet appât devient stratégique. Daniel et Didier attachent un harnais constitué d’une cuillère tournante de type Colorado. Celle-ci sera de grosseur n°3 si l’eau est foncée ou si la pêche se fait dans le courant. Autrement, et surtout si les gros sujets sont visés, une grosseur plus petite, comme la n°2, sera plus performante. Fait intéressant, lorsqu’ils ont pêché un secteur qui leur a livré différents dorés, il peut arriver que les captures arrêtent. Dans ce cas, un simple changement de grosseur de cuillère peut relancer le secteur. Par exemple, si vous pêchiez avec une cuillère n°3, il peut s’avérer payant de faire quelques passages supplémentaires avec une cuillère n°1. C’est un peu comme si les dorés s’étaient habitués aux vibrations du subterfuge, et en changeant un peu l’action, on capture quelques individus supplémentaires. Concernant le choix de couleur, c’est la logique habituelle qui prévaut, de sorte que dans l’eau très foncée, les couleurs orange et jaune sont de mise, tandis qu’en eau normale à claire, ce sont les couleurs naturelles comme l’argent et le doré. Le choix des billes suit le même raisonnement, des billes bleues et roses, ou des billes vertes et jaunes servent bien le pêcheur en eau claire, et en eau foncée, les couleurs orange et chartreuse se démarquent. Selon Daniel, la cuillère doit être près des hameçons pour faciliter l’attaque du poisson sur l’appât. Dans ce cas-ci, le méné doit avoir environ 2 ½ pouces de longueur. Le premier hameçon du harnais (un hameçon n°4) doit être accroché à la bouche du méné tandis que le deuxième hameçon (un trépied n°3) viendra s’accrocher au dos du méné. Si le secteur n’est pas trop accrochant, il est préférable de mettre le trépied sous le ventre du méné, vis-à-vis l’anus, car cela offre un ferrage plus performant. Les types de méné que Daniel et Didier préfèrent  sont le naseux des rapides et la chatte de l’est.

II- Harnais à ver. Le ver de terre est un appât dont Didier et Daniel se servent uniquement dans les zones où les ménés sont interdits. En effet, pour eux la pêche du printemps est beaucoup plus productive avec des ménés qu’avec des vers, et ce, jusqu’à ce que la température de l’eau atteigne 13°C ou 55°F.  Or, pour pallier  à l’interdiction des ménés, Didier et Daniel utilisent un harnais différent qui consiste non pas à une, mais à 4 petites cuillères (voir photo). Ces petites cuillères, qui ont moins d’un demi-pouce de diamètre, offrent un effet similaire à la nage d’un méné. Le choix de couleur des cuillères ainsi que celui des billes est le même que pour le harnais à ménés. Pour faciliter la morsure, le harnais comporte trois hameçons n°6 qui supporteront un long ver de terre sur toute sa longueur. Vous devinerez que ce genre de harnais est quasi inexistant dans les magasins de pêche.  À ce sujet, les champions confectionnent eux-mêmes leurs harnais. Vous pouvez faire de même en achetant des cuillères et des billes dans certains magasins de pêche. En dernier recours, vous pouvez acheter des harnais standard et en extirper les cuillères, les billes et les hameçons pour en faire qu’un seul harnais à ver. Le type de fil employé pour la construction de ces harnais est sans contredit le fil de fluorocarbone. Il est très résistant à l’abrasion et il est le moins visible présentement sur le marché.

Photo : Pascal Blais

Voici le harnais à ver que Didier et Daniel utilisent lors des tournois. Il est constitué de 4 cuillères et de 3 hameçons.  On le voit ici monté avec un marcheur de fond crayon (droit) de manière coulissante.

III- Harnais à sangsue. La sangsue a souvent la réputation de s’enrouler sur elle-même dans l’eau froide, d’où son utilisation moins populaire au printemps. Mais pour Daniel et Didier, la sangsue peut donner de très bons résultats au printemps.  Particulièrement dans les zones de courant où le frai à eu lieu. Il s’agit d’utiliser le même harnais que celui pour le ver, à la différence que vous ne mettez qu’un hameçon au lieu de trois. Il faut piquer la sangsue par la ventouse (la queue).  Au niveau des appâts, il faut être prêt à tout. Parfois, le méné sera supérieur, d’autre fois ce sera la sangsue.

Qu’il soit question de méné, de ver, ou de sangsue, il y a un dernier élément et non le moindre : la distance entre le marcheur de fond et le harnais. Quand nous parlions de détail, il en est un bon exemple. Daniel et Didier n’appliquent pas machinalement la même longueur d’avançon à chaque sortie de pêche... Car la longueur a une influence directe sur le taux de morsures. Il faut donc être éveillé : si le plan d’eau où vous pêchez est de couleur très foncée (moins de 2 pieds de visibilité), il faut rapprocher le harnais du marcheur de fond et une distance de 4 pieds semble alors de mise. Si l’eau est teintée (visibilité de 2 à 4 pieds) on recule le harnais à 6 pieds, si l’eau est considérée comme claire, il faut aller jusqu’à 8 pieds. Comme mentionné, le gros doré du printemps attaque plus timidement,  car l’eau est encore froide et il faut y aller lentement. Parfois, cela implique de laisser encore une plus grande longueur d’avançon. Et pour déjouer les dorés difficiles, la longueur d’avancon requise peut atteindre les 15 pieds entre le marcheur et le harnais. Vous comprendrez qu’avec un avançon de 15 pieds, vous devez avoir quelqu’un qui puise votre poisson, et vous devez avoir assez d’espace dans l’embarcation pour reculer assez afin d’amener le poisson au « puiseur ». Une procédure plus complexe. Globalement, pour la longueur d’avançon, il faut garder en tête que plus le doré sera agressif, ou plus les conditions de transparence et de luminosité diminueront sa faculté visuelle, plus la longueur d’avançon devra être courte afin de combiner l’attraction du harnais aux cognements du marcheur sur le fond. À l’inverse, plus le poisson sera passif, et plus l’eau sera transparente, plus il sera avantageux d’éloigner le harnais de l’avançon.  La vitesse de traîne au printemps, vous vous en douterez bien, est très lente. Didier et Daniel pêchent à moins de 1,5 km/h.

Touches difficiles ?
Un marcheur de fond plus léger est donc de mise au printemps, mais si vous voyez que vous vous faites voler votre appât et que votre détection des touches s’avère relativement inefficace, il peut être stratégique de transformer votre marcheur de fond afin qu’il soit coulissant. À ce moment, Daniel et Didier font passer leur ligne à pêche directement à travers l’œillet supérieur du marcheur, la ligne à pêche n’est donc pas attachée au marcheur, mais se trouve plutôt à coulisser à travers ce dernier. Pour ce genre de présentation, vous pouvez utiliser un marcheur de fond de type crayon (un marcheur de fond droit qui ne comporte qu’un seul œillet au lieu de 2). Si vous ne trouvez pas ce type de marcheur de fond, vous pouvez simplement modifier un marcheur de fond standard en enlevant la partie repliée qui sert habituellement à attacher l’avançon. Avec ce marcheur de fond, Daniel et Didier font passer le fil dans l’œillet du marcheur de fond et ils nouent ensuite un émerillon au bout du fil. À partir de l’émerillon, ils attachent leur avançon.  L’émerillon a alors la tâche de bloquer le marcheur de fond afin qu’il ne glisse pas vers le harnais. C’est le même principe qu’un plomb coulissant.  Cette façon de faire a l’avantage de procurer au pêcheur un contact direct avec le leurre, un aspect qui n’est pas possible lorsque le marcheur de fond est attaché conventionnellement. De plus, après une morsure, ce montage permet de laisser aller le poisson avec l’appât sans qu’il ne sente de résistance. Cette technique est utilisée en condition extrême pour laisser le temps au doré de bien saisir l’appât avant de le ferrer.

Finalement, dans certaines situations printanières où le doré est particulièrement inactif ou très timide, il peut arriver que l’effet de vibration soit un élément négatif. En effet, si vous savez que le coin regorge de dorés, mais qu’aucune morsure ne se manifeste, c’est peut-être que le doré est si passif, que le bruit provoqué par le marcheur le rend craintif et cela l’éloigne. Dans ce cas, le truc à Daniel consiste à lever de quelques pouces le marcheur, afin qu’il ne touche pas au fond. 

Ça ne mord pas ?
Si vous avez positionné votre marcheur de fond en mode « coulissant » et si vous avez essayé différentes couleurs de harnais placés à différentes longueurs d’avancon, sans toutefois avoir le succès escompté, il vous reste deux choix, soit passer en mode ultra-fin, ou en mode « Rambo ».

Le mode ultra-fin consiste à passer au plus naturel possible, c'est-à-dire sans cuillères et sans billes. Ainsi, vous enlevez le harnais et vous attachez votre hameçon appâté (méné ou sangsue ou ver) directement à un fil de fluorocarbure qui lui, sera relié assez loin derrière le marcheur de fond. Daniel me racontait que l’an passé, au tournoi de Timmins en Ontario, ils avaient besoin d’un dernier doré imposant (plus de 4 livres) pour gagner le tournoi. À l’aide de leur sonar, les pêcheurs avaient localisé un beau sujet qui se trouvait collé au fond dans 38 pieds d’eau. Ils avaient essayé le harnais à ver, à méné et la sangsue, mais sans résultat. Ils décidèrent alors de passer au mode ultra-fin avec un ver seulement. Dès leur premier passage, ils prirent un doré de 5 livres, ce qui leur permis d’être couronnés vainqueurs du tournoi.  
 
De son côté, la technique « Rambo » s’applique lorsque aucune technique fine n’a donné de résultats. Si Daniel et Didier savent qu’il y a présence de dorés mais que rien ne les fait réagir, ils ont comme dernière solution de « brasser » les eaux à la John Rambo. Ils attachent alors, 2 pieds derrière leur marcheur de fond, une cuillère Williams Wabler de 2 5/8 pouces, couleur argent ou or. Si le méné mort est permis, ils piquent la tête du méné sur un hameçon et le dos sur l’autre hameçon du trépied de la cuillère. De cette façon, le méné est présenté en angle par rapport à l’axe de la cuillère, ce qui engendre un mouvement différent, de même qu’un effet olfactif et visuel supplémentaire. Si le méné n’est pas permis, ils placent plutôt un gros ver de terre sur les deux hameçons. Notons que le troisième hameçon du trépied est coupé afin d’éviter de se prendre inutilement au fond. Cette méthode plus agressive leur a permis de transformer des journées difficiles en des pêches très productives. Selon Daniel : « Parfois, quand le doré est stimulé et provoqué, il passe du mode passif au mode actif, et pour le pêcheur, cela signifie des résultats complètement différents. C’est Didier qui a commencé à pêcher avec une cuillère, ce fut parfois la différence. » Selon leur expérience, ce sont les zones au fond rocheux, ayant une profondeur variant entre 6 et 12 pieds, qui se sont avérées les endroits clefs pour mettre à exécution cette technique. 
 
Où pêcher ?
En guise de rappel, les endroits à rechercher au printemps sont :

  • Si la période de frai vient à peine de se terminer, il faut faire des passages en diagonale, directement dans la zone de frai (courant + fond rocheux ou sablonneux). À ce niveau-ci, on peut parler  de température de surface qui oscille entre 9 et 11 ºC (48 à 52 °F)
  • Un peu plus tard après le frai, le doré se retrouve dans les fosses de 10-15 pieds, à proximité des zones de courant qui ont servi de frayère. Le jour, les dorés seront dans les fosses, tandis que le matin et le soir, ils suivront le rythme d’alimentation qui leur est propre, c’est-à-dire qu’ils iront dans les zones peu profondes. À ce moment de l’année, il faut aussi observer les changements météo, car si l’avant-midi est ensoleillé (donc réchauffement de l’eau) et que l’après-midi laisse apparaître une masse nuageuse et un léger vent, plusieurs dorés pourraient se diriger sur les zones sablonneuses situées en faible profondeur (4-8 pieds).  Selon eux, les dorés quittent les frayères lorsque la température de l’eau de surface est alors située entre  (52 à 56 °F). À ce moment de l’année, lorsque le vent et le soleil sont présents, Daniel et son compagnon pêchent les endroits où le soleil frappe et où le vent est plutôt nul. Dans ces secteurs, l’eau se réchauffe plus rapidement à la surface et elle n’est pas mêlée aux eaux plus froides du fond.
  • À mesure que la température se réchauffe, le doré se déplace en longeant les rives. Il demeurera aux premières pointes qu’il rencontre, et plus l’été approchera, plus il abritera les pointes qui se situent vers le large.

L’écran haute définition d’un sonar est un outil précieux pour Didier et Daniel. Il permet aux deux pêcheurs de voir les zones de transition entre les types de fond. Un endroit très productif qui passe souvent inaperçu. 
 

 

 

4-       Par la suite, les gros dorés viseront leurs quartiers d’été, qui se trouvent sur les îles sous-marines, au large.  Daniel et son compagnon tendent à pêcher les endroits où l’eau est plus fraîche, car les dorés ont tendance à  s’y retrouver.