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Les poissons possèdent plusieurs sens similaires à ceux de l’être humain. La vue, l’ouïe, le goût et l’odorat sont les sens que nous possédons, tout comme les poissons. Les poissons n’ont pas le sens du toucher aussi développé que chez les humains, même s’ils sont capables de sentir lorsqu’un objet les touche. Par contre, les habitants de l’onde sont capables de percevoir les vibrations dans l’eau avec leur ligne latérale, ce que les humains ne sont pratiquement pas capables de repérer.
Laissons de côté les humains et concentrons-nous sur les poissons, car ce sont ces derniers qui nous intéressent. Vous comprendrez que, pour avoir un maximum de chance qu’ils détectent notre leurre, plus nous mettons de sens à contribution, meilleures sont nos chances de capture. Les premiers leurres ont été confectionnés afin de solliciter deux sens en particulier, soit la vue et la capacité de percevoir les vibrations. On n’a qu’à penser aux fameuses cuillères qui font miroiter la lumière et qui font déplacer de l’eau, ce qui émet des vibrations. Avec les années, les fabricants se sont perfectionnés, voulant que les pêcheurs prennent plus de poissons. C’est ainsi que les leurres ont commencé à émettre du bruit alors que d’autres ont été aromatisés d’odeurs de poisson, de crustacé ou d’autres arômes attractives. Ces ajouts ont fait en sorte que les poissons pouvaient détecter nos offrandes par l’ouïe et le goût. Certes, les leurres aromatisés émettent quelques odeurs perceptibles par l’odorat des poissons, mais selon moi, ce sens est encore peu exploité par les pêcheurs et les fabricants de leurres. C’est exactement en voulant mettre à contribution l’odorat des poissons que j’ai modifié une partie de mon downrigger, car qu’y a-t-il de mieux pour nous mettre l’eau à la bouche que de sentir l’odeur de notre mets préféré? Comme les poissons se servent eux aussi de leurs sens pour se nourrir, il me paraissait logique de mettre leur nez à profit pour repérer mon leurre.
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