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Parasites internes de l’ours noir : consommer la venaison ou non?

Denis Harvey, médecin vétérinaire

Stéphane Lair, médecin vétérinaire, Centre québécois sur la santé des animaux sauvages

 

Certains chasseurs ou bouchers sont frileux lorsqu’il est question de venaison sauvage et de parasites. Dès qu’ils voient des anomalies dans la carcasse ou dans les tissus musculaires du gibier récolté, ils sont prêts à mettre cette venaison à la poubelle, surtout en ce qui concerne l’ours noir. Qu’en est-il vraiment?

 

Les chasseurs modernes d’ours noirs sont de plus en plus conscients que la venaison de ce gibier vaut vraiment la peine d’être valorisée. Malheureusement, jusqu’à assez récemment, elle avait souvent mauvaise réputation pour différentes raisons. C’est vrai, l’ours noir est un omnivore peu sélectif qui ne dédaigne pas, quand il le peut, vérifier le contenu de nos sacs-poubelle. Mais on pourrait répondre à cela qu’un ours récolté en région sauvage aura eu dans sa vie une alimentation composée à plus de 90 % de végétaux et de petits fruits et que le 10 % restant comprendra, selon les saisons, un peu de viande, des insectes et autres « trouvailles » du moment. Alors oui, un ours peut avoir quelquefois mangé des choses qui, à notre goût, ne paraissent pas vraiment appétissantes, mais ceci n’aura absolument aucune influence sur la qualité de la venaison. Dans les très grande majorité des cas, jeter de la viande d’ours est un gaspillage….

 

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